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Actualité: Moyen-Orient
lundi 14 janvier 2008, a 13:01
Liban, bonnes à vendre

Reportage, partie 1.

lundi 14 janvier 2008, a 13:00
Liban, bonnes à vendre

Reportage, partie 2.

lundi 07 janvier 2008, a 00:50
Un peu d'humour...

1) You constantly mix Arabic, French and English when speaking:
Example: Okay, Merci Ktir, Bye

2) You call a night club “night” and Dunkin' Donuts “Dunkin”

3) You could always use another pair of sunglasses.

4) You think you're better than everyone, just because you're Lebanese!

5) You are so “class” while everyone else is “nawar”.

6) You can't do anything in life unless you have a “wasta”

7) You BOUGHT your drivers license.

8) You don't have a job but you update your cell phone every month.

9) You only buy something expensive enough, because the higher the price the better…
right?

10) You have about 40 cousins.


11) When you arrive to the airport, you find at least 20 relatives waiting to greet you.

12) Then men always fight for who's paying the dinner bill.

13) You hate to wait while everyone waits for you.

14) You're a very good driver, except for the fact that you drive like shit!

15) You're always right!

16) You say "b" instead of "p" ----> "habby birthday, bolice, bizza, etc.”...

17) you teach your friends Arab swear words and are proud when they use them.

18) you avoid your relatives when you see them in public places like the mall..

19) Your refer to your dad's friends as "3ammo"...

20) After a family meal, the women fight to the death over who should wash the dishes while the men sit on their behinds and discuss politics, waiting for their tea...

21) Your parents want you to become a doctor or engineer....

22) You use your forehead and eyebrows to point something out...

23) You arrive one or two hours late to a party and think it's normal...

24) You are standing next to the largest suitcases at the Airport...

25) You talk for an hour at the front door when leaving someone's house....

26) You say bye 17 times on the phone....

27) Your parents drink 6 cups of tea or coffee a day….

28) You always say "open the light" instead of "turn the light on"...


YES, US LEBANESE, DON'T WE JUST ROCK!!!

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Interesting Facts... About Lebanon!!

18 religious communities
40 daily newspapers
42 universities
Over 100 banks
70% of the students are in private schools
There's 1doctor/10ppl (in Europe & America there's 1doctor/100ppl)
The name LEBANON appears 76 times in the Old
Testament
The name CEDAR appears 75 times 2 in the Old Testament!!
Beirut was destroyed and rebuilt 7 times
There's about 4 million Lebanese in Lebanon
There's about 13 to 15 million Lebanese outside Lebanon!!
The country was occupied by over 16 nation :(Egyptians-Hittites-Assyr?ians
Babylonians-Persians-Alexa?nder the great-The Roman Empire
Byzantine-The arabian Peninsula--the Crusaders-the Ottoman Empire-Britain-France-
Israel - syria)
Byblos is the oldest city in the world
Lebanon's name has been around for 4.000 yrs non-stop (it's the oldest nation's name in the world!)
Lebanon is the only Asian African country that doesn't have a desert
There are 15 rivers in Lebanon (all of them coming from it's mountains)
Lebanon is one of the most populated countries in it's archeological sites in the world
The 1st alphabet was created by Cadmus in Byblos
The only temple of Jupiter (the main Greek god) is in Baal beck (the city of the sun)
The name of the BIBLE comes from the name of our city BYBLOS
Lebanon is the country that has the most books written about it
Lebanon is the only non-doctorial country in the Arab world
Jesus Christ made his 1st miracle in Lebanon(turning water into wine)
The Phoenicians created the 1st boat ever
Phoenicians reached America long before Christopher Columbus
The 1st law school was built in Lebanon
People say that the cedars were planted by God's own hands (this is y they're called god's trees)
So would you please stop complaining about your amazing country and see what you can do to save it, not to gossip about it... We truly fail to see what we have right infront of our eyes...

vendredi 14 décembre 2007, a 22:58
Les causes de la crise libanaise : l'Europe contribue-t-elle à la solution ?

Document présenté par Georges Corm à la réunion de la Commission politique, de sécurité et des droits de l'homme du Parlement européen, tenue le 26 novembre 2007.

La crise libanaise a des causes multiples internes et externes qu'il convient d'apprécier séparément, mais aussi dans leurs relations réciproques complexes.


I. Sur le plan interne,

1. Les treize ans de règne (1992-2005) de Rafic Hariri et de ses deux grands alliés, le mouvement Amal de Nabih Berri et celui de Walid Jumblatt ont considérablement marginalisé sur le plan politique toutes les couches de la population.
a. Les lois électorales successives ont toujours favorisé la domination de ce groupe de personnalités sur toutes les listes électorales,
b. Les Chrétiens pour être élus ont été dans la plupart des circonscriptions électorales prisonniers des voix des trois groupes, d'où un sentiment aigu de frustration qui vient s'ajouter à celui de la perte d'influence générale dans le pays due à l'alliance imprudente des partis traditionnels chrétiens avec l'Etat d'Israël (1978-1985),
c. Le Hezbollah, qui se « libanise » fortement durant les années 90, entre en politique en présentant des députés aux élections, en alliance avec ces trois partis dominants.
2. De plus, la population à revenu modeste a été appauvrie par la politique de reconstruction et d'endettement.
a. La reconstruction n'a pas assuré, en effet, au pays un approvisionnement régulier en eau potable, en électricité et en transports, pas plus que le développement du secteur de l'enseignement public.
b. Les emplois créés par un style de développement exclusivement centré sur l'immobilier de luxe, la banque, le tourisme de luxe pour riches arabes des pays pétroliers, ont été tout à fait insuffisant pour face à l'entrée des jeunes sur le marché du travail.
c. L'émigration, notamment des cerveaux, a constitué le seul exécutoire à une crise sociale qui a été grandissante depuis 1996, notamment du fait du gel des salaires du secteur privé et du secteur public.

3. La dette publique qui n'était que de 45% du PIB à l'issue de la guerre (1975-1990) a atteint 200% du PIB en 2005-2006. Le service de cette dette, largement interne, épuise les finances publiques et ne laisse guère de manœuvre pour des réformes économiques et sociales substantielles.
4. L'assassinat de Rafic Hariri en février 2005 a servi de détonateur à une explosion de mécontentement sans pareil depuis 1989-1990 (les mouvements grandioses de soutien au Général Aoun en révolte contre les milices libanaises et la présence syrienne au Liban).

II. Sur le plan externe

5. L'arrivée des néo-conservateurs au pouvoir aux Etats-Unis et les attentats de Washington et de New York entraînent des changements majeurs dans la politique américaine au Moyen-Orient. Le gouvernement américain entend briser le statu quo dans cette région et la réorganiser. L'invasion de l'Irak en est la conséquence directe et immédiate.
6. Sur le plan libanais, ceci impliquait pour la politique occidentale que le mandat donné à la Syrie en 1990 de façon explicite pour gérer le Liban devait se terminer et que ce pays devait revenir dans l'orbite de l'Occident, comme il l'avait été dans le passé. Le Hezbollah, qui a réussi en 2000 à libérer la partie du sud du Liban occupée par Israël depuis 1978, est considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis.
7. Le Président français, Jacques Chirac, qui s'est opposé aux Etats-Unis à propos de l'invasion de l'Irak, voit dans le dossier libanais l'occasion de se rapprocher des Etats-Unis. Les deux diplomaties américaine et française préparent un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies qui sera adopté en septembre 2004 et destiné à :
a. libérer le Liban de l'emprise syrienne en demandant le retrait des troupes syriennes du pays,
b. obtenir le désarmement des milices présentes sur le sol libanais, soit aux yeux des initiateurs de la résolution celle du Hezbollah et des mouvements palestiniens encore armés au Liban,
c. empêcher l'extension du mandat du Président libanais Emile Lahoud considéré comme un proche de la Syrie et un fervent soutien du Hezbollah.

III. L'assassinat de Rafic Hariri et la liaison de l'interne et de l'externe

8. C'est dans ce contexte international nouveau, né de l'invasion de l'Irak et des tensions fortes entre les Etats-Unis et l'Iran et la Syrie, accusées de saboter les efforts américains de promouvoir la démocratie au Moyen-Orient en faisant de l'Irak occupée un modèle pour la région, qu'intervient à Beyrouth, le 14 février 2005, le dramatique assassinat de Rafic Hariri. La colère d'une large partie des Libanais quant à la crise sociale est exclusivement transférée sur la dénonciation du contrôle syrien sur le pays. Les autorités syriennes sont pointées immédiatement du doigt dans les médias occidentaux comme responsables de l'assassinat de l'homme orchestre du Liban, Rafic Hariri, qui gérait le Liban au nom du consortium américano-syro-saoudien. Sa disparition brutale signifie bien la fin de cette époque ouverte par la mise en application de l'accord de Taëf, à partir de 1990.
9. Cette colère permet de laver Rafic Hariri et ses partisans ou son principal allié, Walid Joumblatt, de collaboration avec la Syrie et de mauvaise gestion du pays. Même l'accumulation de la dette publique, les échecs de la politique de reconstruction, la crise sociale sont attribués à la responsabilité directe de la Syrie.
10. Un boycottage du gouvernement syrien par tous les gouvernements occidentaux est mis en place, dans le but d'isoler la Syrie sur le plan régional et peut-être de faire tomber son régime, le tout s'inscrivant dans les campagnes médiatiques occidentales prétendant encourager la chute des dictatures et l'épanouissement de la démocratie dans la région.
11. Devant la tournure prise par les évènements, le Hezbollah dépendant de la Syrie et de l'Iran pour son approvisionnement en armes, devient le fédérateur des parties de la population qui ne sont pas entraînées dans l'hostilité aveugle à la Syrie et qui entendent résister à toute main mise américaine sur le pays, facilitée par les conséquences de l'assassinat de Rafic Hariri.
12. Désormais, les médias internationaux classeront de façon caricaturale la population libanaise en deux camps :
a. Les « anti-syriens », dénommés aussi camp du 14 mars, sous la double conduite de la famille Hariri et de Walid Joumblatt ; il s'agit des alliés « démocrates » de l'Occident qui jouiront toujours l'indulgence et la plus grande attention des médias et des décideurs politiques occidentaux ; leurs manifestations après l'assassinat sera qualifiée de « révolution du cèdre », similaire à la dite « révolution orange » qui s'est déroulée quelques temps auparavant en Ukraine.
b. Les « pro-syriens » (et de ce fait pro-iraniens) qui font obstacle à la politique des Etats-Unis de généraliser la démocratie au Moyen-Orient et qui soutiennent le « terrorisme ». Les médias, comme les décideurs politiques occidentaux en donneront des descriptions négatives et la seule qualification de pro-syrianisme devient infâmante.
c. Entre les deux, aux yeux occidentaux, il n'y a aucune nuance possible. Les Libanais ne peuvent être que blancs ou noirs ; la moindre nuance dans l'analyse faite pour permettre une appréhension plus nuancée et exhaustive de la situation libanaise et régionale complexe est considérée comme un signe de pro-syrianisme, voir de soumission au sabotage de la politique occidentale que sont accusés de pratiquer les deux régimes syrien et iranien.
13. Le président de la République, le Général Emile Lahoud est boycotté par les pays occidentaux et leurs ambassadeurs en poste au Liban.
a. Le prétexte de ce boycottage est l'extension du mandat du président pour trois ans par amendement de la constitution qui ne prévoit qu'un mandat de six ans. Une précédente prorogation de mandat avait eu lieu en 1995 pour le Président Elias Hraoui, allié inconditionnel de M. Hariri, sans que cela ne suscite la moindre remarque des pays occidentaux.
b. Le Président Lahoud, ancien Général en chef de l'armée libanaise, n'a jamais caché son soutien à l'action de la résistance du Hezbollah pour libérer le territoire du sud du Liban occupé durant 22 ans (1978-2000) par l'armée israélienne, ni son désir de maintenir de bonnes relations avec le régime syrien, ni son refus de toute implantation des réfugiés palestiniens au Liban, ni son appui à la cause des droits du peuple palestinien.
c. Sur tous ces sujets, ainsi que sur la politique de reconstruction, le Président Lahoud avait souvent été en désaccord avec M. Hariri, proche des positions occidentales vis-à-vis du conflit israélo-arabe.
d. Le boycott est intervenu suite à la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations Unies enjoignant le parlement libanais de ne pas permettre l'extension du mandat présidentiel.
14. En revanche, les responsables des pays occidentaux et leurs ambassadeurs en poste à Beyrouth donnent ostensiblement, depuis la fin de l'année 2004, leur appui sans réserve aux personnalités du camp du 14 mars, devenant de la sorte partie prenante aux clivages politiques internes du pays. En particulier, l'ambassadeur des Etats-Unis et celui de la France et de la Grande Bretagne, ignorant le droit de réserve que leur impose la Convention de Vienne sur les usages diplomatiques, deviennent des acteurs omniprésents de la scène politique locale, distribuant bons et mauvais points aux différents protagonistes locaux ou régionaux.

IV. Le retour du Général Aoun et son refus d'entrer dans l'orbite du camp du 14 mars

15. En mai 2005, suite au retrait des troupes syriennes du Liban, le Général Michel Aoun, héros malheureux de la guerre de libération de 1989-1990 contre la Syrie et contre l'emprise des milices, exilé de ce fait en France durant quinze ans, peut enfin rentrer au Liban. Le général jouit d'un très grand prestige en milieu chrétien, mais aussi dans d'autres communautés. Il symbolise le désir d'un Etat fort, d'une réforme des meurs politiques, de la suppression de la corruption généralisée. Il ne fait pas partie des vieilles familles politiques libanaises, ni des nouveaux venus du monde des milices cruelles qui ont assassiné les Libanais par dizaines de milliers durant la période 1975-1990, ni des milliardaires issus de relations d'influence et de clientèle avec les membres des familles royales et princières des pays de la Péninsule arabique.
16. Aux élections de 2005, sa liste électorale balaie toutes les notabilités traditionnelles dans les circonscriptions à majorité chrétienne et fait des percées notables dans d'autres régions.
a. Ce résultat aurait pu être encore plus important, si la même loi électorale inique que sous le mandat syrien sur le Liban n'avait pas été maintenue sur la demande de la coalition dite du 14 mars et la pression des ambassadeurs occidentaux en poste à Beyrouth, notamment celui des Etats-Unis et celui de la France.
b. De plus, le Hezbollah commet l'erreur de s'allier électoralement à la coalition du 14 mars dans l'un des plus importants districts mixtes du Mont-Liban et à Beyrouth et fait voter ses partisans contre les candidats du Général Aoun.
c. Le scrutin sera entaché de nombreuses fraudes dans diverses régions et l'argent de M. Saad Hariri coulera à flot dans certains districts pour empêcher l'élection de candidats qui ne se réclament pas du 14 mars. Des personnalités aussi populaires que M. Suleiman Frangié (maronite), chef du parti des Marada au Liban nord, ne seront pas élues, des consignes de vote très strictes ayant été données dans les mosquées de Tripoli par le Courant du Futur de la famille Hariri. Les observateurs de l'Union européenne ne verront rien à redire à la loi électorale et à la façon dont se déroulent les élections.
d. La chambre nouvellement élue dispose ainsi d'une majorité de députés appartenant au 14 mars ; elle s'empresse de paralyser le fonctionnement du Conseil constitutionnel qui n'est plus en mesure de se prononcer sur les demandes d'annulation de l'élection de certains députés présentés par divers candidats, dont de nombreux candidats du Courant patriotique libre (CPL) du Général Aoun.
17. A la constitution du nouveau gouvernement sous la présidence de M. Fouad Signora, le Courant du Futur auquel appartient ce dernier ne propose pas au CPL une participation substantielle au gouvernement, lui préférant ses alliés chrétiens dociles des Forces Libanaises ou des notabilités traditionnelles. Le Général se déclare alors dans l'opposition.
18. La déclaration ministérielle du nouveau gouvernement formée en septembre 2005 réaffirme la position officielle libanaise de soutien au Hezbollah, considéré comme mouvement de résistance et non comme une milice qui doit être désarmée au terme de la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU du 3 septembre 2004. La récupération des prisonniers libanais dans les prisons israéliennes ainsi que celle du territoire dit des Fermes de Chébaa et la fin des violations de l'espace aérien et maritime du Liban sont considérés comme les objectifs du Liban dans les rapports avec Israël.

V. La Commission d'enquête internationale (CEI) et la constitution d'un tribunal pénal à caractère international (TPCI) et leurs conséquences politiques internes

19. Il serait trop long ici d'analyser les conséquences de l'action de la CEI au Liban.
a. Le premier président de cette commission, le juge allemand Detlev Mehlis s'était signalé par son style abrasif et le contenu léger de ses rapports qui accusaient nommément des hauts responsables du Gouvernement syrien et les responsables des appareils de sécurité libanais sur de base de témoignages qui se sont avérés faux par la suite. Des allusions étaient même faites dans ses rapports à de possibles implications du Président de la République libanaise et du Hezbollah.
b. Le second président, le juge Belge Serge Brammertz, avec un style discret et des rapports à contenu technique préservant le secret de l'instruction, a réussi à rétabli la crédibilité de la CEI.
20. M. Mehlis par son comportement avait jeté une grande suspicion sur les objectifs recherchés par les Etats-Unis et leurs alliés européens à travers cette commission. Aussi la requête de constituer un tribunal spécial pour juger des assassins de M. Hariri, appuyée par une partie du gouvernement libanais, à l'exclusion des ministres représentant le Hezbollah ou du Mouvement Amal, suscite-t-elle une opposition forte dans le pays.
21. En dépit des remarques pertinentes détaillées présentées par les services juridiques de la Présidence de la République aux gouvernement et aux Nations Unies, le statut du TPCI n'est sensiblement modifié par le gouvernement libanais ou les Nations Unies, ce qui entraîne en novembre 2006, la démission de tous les ministres chiites du gouvernement et de l'un des deux ministres de la communauté grecque-orthodoxe.
22. Désormais, le gouvernement de M. Signora ne répond plus aux exigences de la Constitution et de la coutume constitutionnelle qui requièrent sans ambiguïté que toutes les communautés soient représentées équitablement au gouvernement (article 95) et que « tout pouvoir qui contredit la tradition de vie commune entre communautés est illégitime » (préambule de la constitution). Le gouvernement refuse cependant de démissionner, accepte le statut du TPCI sans que le Président de la République ne le ratifie, malgré les stipulations très claires de l'article 52 de la constitution qui l'exige explicitement. Une résolution 1757 du Conseil de sécurité du 30 mai 1757 confirme la création du TPCI, en dépit de sa non ratification par le Président de la République et par le Parlement.
23. La Commission d'enquête (environ 200 experts), pas plus que la décision du Conseil de sécurité de créer le TPCI sous le chapitre VII ne parviennent à arrêter la vague d'attentats et de d'assassinats politiques qui frappe surtout les députés ou journalistes membres du 14 mars. Aucune des enquêtes menées sur les différents assassinats et attentats ne débouche sur des conclusions.


VI. La guerre de juillet/août 2006 avec Israël et le rôle du Document d'entente signé entre le Courant patriotique du Général et le Hezbollah

24. En février 2006, le Général Aoun, en tant que chef du CPL, signe avec Sayyed Hassan Nasrallah, en tant que chef du Hezbollah, un Document d'entente nationale aux termes duquel les deux parties s'engagent à œuvrer pour :
a. Consolider la démocratie consensuelle au Liban et le dialogue,
b. Réformer la loi électorale,
c. Supprimer la corruption,
d. Réformer le système judiciaire et mener les enquêtes sur l'assassinat de Rafic Hariri et des autres victimes hors de toute politisation,
e. Œuvrer pour la justice sociale.
f. Obtenir de la Syrie :
i. La libération des prisonniers politiques libanais dans les geôles syriennes,
ii. La délimitation des frontières entre les deux pays,
iii. L'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays.
g. Obtenir d'Israël :
i. La libération des prisonniers politiques dans les geôles israéliennes,
ii. L'évacuation de la zone des Fermes de Chébaa,
iii. La fin des violations de l'espace maritime et aérien libanais.
h. Mettre en place un système de défense dans lequel les armes du Hezbollah font l'objet d'un consensus libanais.
25. Le Document est très mal reçu par les partis dits du 14 mars et par les pays occidentaux. Désormais, à leurs yeux respectifs, le Général Aoun est devenu suspect de « pro-syrianisme » pour s'être ainsi rapproché du Hezbollah et avoir présenté une vision d'avenir susceptible de faire l'unité des Libanais, sans tomber dans l'orbite des puissances occidentales ou de l'axe irano-syrien.
26. En revanche, lors des 32 jours de guerre menée par l'armée israélienne sur le Liban pour déraciner le Hezbollah, les effets de ce document sont éclatants au niveau populaire. Les 700 000 réfugiés qui fuient la zone des combats au sud du pays sont accueillis à bras ouverts, y compris dans les zones de peuplement chrétiennes, traditionnellement hostiles au Hezbollah. C'est une unité populaire sans faille qui se réalise et empêche le chaos de s'installer, comme lors des précédentes guerres menées au Liban par Israël.
27. Cette unité contraste avec les déclarations de certains ministres du gouvernement Signora qui ne manquent pas d'exprimer tout haut leur critique de l'action du Hezbollah qui a déclenché l'attaque israélienne (escarmouche à la frontière libano-syrienne entraînant la mort de soldats israéliens et l'enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah qui réclame la libération des prisonniers libanais encore détenus en Israël). En revanche, le Général Aoun condamne l'attaque généralisée israélienne, rappelant que le droit de représailles doit être proportionnel au dommage subi.
28. Le gouvernement américain appuie ostensiblement l'action israélienne et ne souhaite pas voir les combats s'arrêter. Mme Rice, ministre américaine des affaires étrangères, déclare de son côté que ce qui se passe au Liban ne sont que les « douleurs d'enfantement » du nouveau Moyen-Orient que les Etats-Unis tentent de mettre en place.
29. C'est l'échec de l'offensive terrestre israélienne au début du mois d'août qui finit par ébranler la position américaine et permet l'adoption de la résolution 1701 du Conseil de sécurité demandant l'arrêt des hostilités et l'application de la résolution 1559. La résolution prévoit aussi le renforcement des contingents de la FINUL présents au sud depuis 1978 jusqu'à 15000 hommes (au lieu des 2500 restants). En revanche, elle ne prévoit pas le retour de la zone des Fermes de Chébaa au Liban, ni le retour des prisonniers libanais, mais exige seulement la remise des deux soldats israéliens enlevés par le Hezbollah. Le Liban revient ainsi à la case de départ.
30. Les pays européens fourniront les deux tiers des nouveaux contingents de l'ONU rassurés par l'attitude du Hezbollah qui accepte ouvertement et sans restriction cette présence renforcée et s'engage à la protéger ; de même, le déploiement de 13000 hommes de l'armée libanaise à la frontière du sud avec Israël est accueillie positivement par le Hezbollah.

VII. L'après-guerre et la désintégration constitutionnelle du Liban

31. La résolution 1701 ne résout aucun des problèmes du Liban. En effet, les violations de la souveraineté libanaise par l'armée israélienne restent quotidienne, notamment la violation de l'espace aérien libanais. La FINUL renforcée y assiste impuissante. L'Etat d'Israël refuse de remettre les informations relatives aux centaines de milliers de bombes à fragmentation que l'aviation israélienne a largué sur le Liban depuis le début des hostilités, mais plus particulièrement les derniers jours.
32. Sur le plan interne, l'opposition qui, outre le CPL du Général Aoun, comprend de nombreuses autres forces politiques dans les deux communautés druze et sunnite, appelle sans répit soit :
a. à la constitution d'un gouvernement d'union nationale, pour mettre un terme à la situation aberrante où une large partie des Libanais est écarté du pouvoir pour la première fois dans l'histoire du Liban,
b. à défaut d'entente, l'opposition demande la tenue de nouvelles élections législatives qui pourraient indiquer ce que souhaite vraiment la population libanaise, d'autant que la coalition électorale de 2005 qui a permis au Courant du Futur et ses alliés d'obtenir la majorité parlementaire s'est totalement effondrée, ce qui justifierait pleinement de nouvelles élections.
c. Des manifestations populaires géantes en décembre 2006 et l'organisation d'un sit-in permanent sur la place des Martyrs ne font pas plus bouger le gouvernement ou les pays occidentaux qui le soutiennent.
33. En effet, le Premier ministre, M. Fouad Signora, refuse toute ouverture. Pour la première fois dans l'histoire du Liban, un premier ministre ne démissionne pas face à une crise politique, mais s'accroche au pouvoir contre vents et marée. De plus, le Conseil des ministres ne se contente pas d'expédier les affaires courantes en attendant une issue de la crise, mais continue de prendre des décisions majeures et d'adopter des décrets publiés au Journal officiel sans la signature du Président de la République, qui s'abstient de les signer, affirmant la perte de légitimité et de constitutionnalité du gouvernement.
34. Cette attitude du Premier ministre, autrefois inconcevable, est rendue possible par le soutien hors norme que les Etats-Unis, les gouvernements des pays de l'Union européenne et certains gouvernements arabes accordent nommément à M. Signora de façon quasi quotidienne, consacrant ainsi un droit d'intervention de plus en plus poussé dans les affaires internes libanaises.
35. A l'issue de l'échec de l'élection présidentielle, les trois ministres des affaires étrangères européens, français, italien et espagnol, présents à Beyrouth pour « faciliter » le bon déroulement de cette échéance difficile, n'hésitent pas à déclarer qu'il n'y a pas de vide constitutionnel au Liban puisque le gouvernement de M. Signora hérite suivant la constitution des pouvoirs du Président de la République. Ils continuent, de la sorte, à ignorer le caractère inconstitutionnel du gouvernement.
36. Le ministre français des affaires étrangères n'avait pas hésité auparavant à demander au Patriarche de la communauté maronite de présenter une liste de présidentiables à soumettre au président du Parlement, représentant l'opposition et à M. Saad Hariri, chef de la « majorité » parlementaire, afin que ces deux personnes s'entendent sur un candidat. Cette nouvelle démarche de l'Union européenne apparaît aux Libanais très peu conforme aux critères de la démocratie que les gouvernements occidentaux prêchent dans le monde.

VIII. Bilan des interventions européennes et occidentales

37. Le bilan des interventions européennes et occidentales au Liban parle de lui-même :
a. En devenant partie prenante aux désaccords internes libanais, les gouvernements occidentaux, loin de faciliter une sortie de crise, ont largement contribué à solidifier la crise et à la rendre insoluble.
b. Plus grave encore, ces gouvernements, en faisant appel récemment à nouveau à la Syrie pour les aider à « résoudre » la crise, redonnent à ce pays une importance qu'il avait perdue sur le plan interne libanais. A force de crier aux interventions syriennes, puis brusquement de s'adresser à la Syrie sur le dossier libanais, les gouvernements occidentaux risquent de faire perdre au Liban le seul bénéfice retiré de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, à savoir la sortie du Liban de l'orbite syrienne et sa perte d'influence sur les Libanais.
c. La sollicitation de la Syrie, à nouveau, pour résoudre la crise libanaise, remet de la sorte en selle cet acteur qui avait perdu tout son crédit libanais. En poussant certains hommes politiques libanais à réclamer la chute du régime syrien, les Etats-Unis et certains pays européens ont contribué à faire perdre au Liban une chance historique d'établir, enfin, des relations égalitaires et harmonieuses entre les deux pays.
38. Le non dit de toute cette crise est la question des armes du Hezbollah. Ce problème ne peut être traité avec succès par les Libanais eux-mêmes, ainsi qu'il a été proposé dans le Document d'entente nationale, que si la politique américaine et israélienne devient plus accommodante des droits du Liban à être à l'abri du droit de représailles démesuré que l'armée israélienne pratique depuis 1968 sur les Libanais et leur territoire, y compris plusieurs invasions armées, dont a souffert le plus les habitants du sud du Liban que ni l'armée libanaise, ni la Finul, n'ont su protéger. La reconnaissance des droits du Liban sur la zone des Fermes de Chébaa et la libération des prisonniers libanais en Israël contre la libération des deux soldats israéliens, sont aussi des éléments indispensables de la solution à la crise.
39. On ne peut pas demander l'application de la résolution 1559, sans mettre en application les autres résolutions de l'ONU sur le conflit israélo-arabe. Continuer à vouloir appliquer cette résolution sans la lier aux autres, c'est enfoncer toujours plus le Liban dans la déstabilisation.
40. Aider l'une des parties libanaise à fouler aux pieds les dispositions constitutionnelles et la coutume constitutionnelle libanaise et ignorer de si larges pans de l'opinion interne libanaise n'est pas, non plus, de la part des pays européens, source historique des conceptions de la démocratie moderne, une contribution positive à la sortie de la crise libanaise.

vendredi 12 octobre 2007, a 18:26
Propagande ou ignorance ?

 Cela pourrait paraître invraisemblable, pourtant j'étais bien présent pour en témoigner.

 C'était un cours d'Institutions Internationales  de première année de droit à l'Université Toulouse I (je ne citerais pas de nom bien entendu). Le maître de conférence qui effectue ce cours faisait ce que j'avais cru depuis le début de l'année sa propagande de début et de parenthèse de cours sur l'actualité internationale.

 Annonçant que ce n'était pas "raciste" de critiquer l'islam comme elle allait le faire, elle dit, et même nous demande de l'écrire dans le cours :
"Il y a une vraie montée en puissance de l'islamisme. C'est vrai que, alors même que de nombreux intellectuels musulmans cherchent à faire entre l'islam dans la lumière, et bien parallèlement, on voit arriver des forces obscurs qui veulent islamiser la société, en s'appuyant sur des interprétations intolérantes des textes sacrés, pour les imposer avec violence dans la société."

 Choqué par ce que je venais d'entendre et d'écrire, je me tais et écoute les exemples qu'elle donne. Al-Qaeda, Hamas. J'aurais pu rentrer dans un débat, expliquant qu'il y a deux sortes d'islamisme (dont je n'adhère à aucun mais qu'il faut différencier pour relativiser sa critique) : la politique pour l'islam, et l'islam comme base de la politique, c'est-à-dire comme la démocratie chrétienne (dont elle est l'origine par exemple de l'UDF en France). Bref, pour deux raisons, je n'ai pas répondu : d'abord parce que dans un amphi ce n'est pas facile de prendre la parole, et ensuite parce le professeur, dans le système éducatif français, est le seul maître et ne peut être contredit, à moins que l'on ne tienne pas à avoir une bonne note.

 Mais le plus grave reste à venir. "Le Hamas est un mouvement chiite"... Impressionnant, entendre ça, surtout venant du professeur qui s'occupe d'organiser des débats culturels au sein de l'université... En effet, le Hamas est un mouvement sunnite, issu de la branche palestinienne des Frères musulmans. "Son chef est Hassan Nasrallah"... Erreur gravissime. Hassan Nasrallah est, on le sait, le chef du Hezbollah, mouvement, celui-ci chiite, libanais et non palestinien.

 Mais peut-être est-ce que cette personne a voulu parler du Hezbollah et a dit Hamas à la place.

 Mais non, c'est bien du Hamas dont il s'agit, puisque le maître de conférence va ajouter : "a gagné les élections palestiniennes face au Fatah de Yasser Arafat". En espérant qu'il n'est pas sous-entendu dans cette phrase que Yasser Arafat était vivant au moment des élections.


 La personne enchaîne en expliquant qu'il y a un "croissant chiite" grandissant au Moyen-Orient, théorie bien aimé en Occident, surtout des journaux, bien que facilement réfutable. Ce qui est grave, c'est qu'elle dit ensuite qu'"à l'origine, les chiites sont tous iraniens"...

 Que dire de plus... Ces bêtises traduisent un manque d'information, une ignorance. Ce n'est pas vraiment grave, c'est normal qu'en France on ne connaisse pas bien le Moyen-Orient et qu'on se trompe ainsi, mais qu'un maître de conférence sorte ça en plein cours, devant 400 élèves qui ont noté toutes ces bêtises, c'est ça qui est grave.

Donc que faire... J'ai raconté cette histoire par mail à Tariq Ramadan, et je vous transmettrai sa réponse. Moi en tant qu'étudiant je ne veux pas risquer mon année voir mes études en répondant au maître de conférence qui me note, et à l'oral en plus.

 Rafaël M.

 

mercredi 19 septembre 2007, a 00:48
Rayess Bek

 



lundi 03 septembre 2007, a 01:47
Le camp de Nahr el Bared est aux mains de l'armée libanaise

 L'armée libanaise a pris le contrôle de la totalité du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el Bared dans le nord du Liban, après plus de trois mois de siège et de combats contre des irréductibles de l'organisation intégriste Fatah al Islam, déclare-t-on de source proche des services de sécurité.


 "La bataille est terminée. L'armée libanaise s'est emparée des dernières positions du Fatah al Islam dans le camp", a-t-on dit de même source à Reuters. "La majeure partie des terroristes ont été tués aujourd'hui et les autres ont été capturés. Quelques-uns se sont peut-être échappés mais l'armée les pourchasse", indiquait-on.


 L'armée a indiqué qu'elle ne laissait entrer personne dans le camp et a demandé aux Palestiniens de ne pas y revenir pour le moment.


 "Nous devons travailler au déminage et à l'évacuation des décombres", a déclaré de son côté un porte-parole de l'agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens, l'UNRWA. "Nous attendons le feu vert de l'armée pour entrer dans le camp", a-t-il ajouté.


 Les événements se sont accélérés aux premières heures de dimanche avec la tentative de fuite désespérée des derniers éléments retranchés à l'intérieur du camp. Au moins 31 activistes du Fatah al Islam ont été abattus par l'armée dans la fusillade qui a accompagné leur tentative, et 34 autres ont été capturés - dont 23 à l'intérieur du camp. La majeure partie étaient blessés.


 Cinq soldats ont été tués dans le même temps dimanche, ce qui porte à 157 le nombre de militaires morts depuis le début du siège.

De leur côté, au moins 131 activistes et 42 civils ont péri, ce qui porte à au moins 330 le nombre de victimes de ce siège.


 DES TIRS POUR FÊTER LA FIN DES COMBATS


 Les activistes islamistes "ont attaqué les positions de l'armée dans une tentative désespérée de fuir le camp", a précisé l'armée dans un communiqué.


 A la recherche d'activistes qui seraient parvenus à s'enfuir, les forces de l'ordre ont entrepris de patrouiller dans les vergers et les champs qui bordent le camp dévasté, survolé par des hélicoptères. Des navires patrouillaient en mer. Les soldats ont fêté la prise du camp par des tirs en l'air et les habitants ont lancé des poignées de riz sur les soldats afin de saluer leurs efforts pour reconquérir le secteur.


 Les affrontements avaient commencé le 20 mai, lorsque l'armée avait annoncé que le Fatah al Islam avait attaqué ses positions près du camp ainsi qu'à Tripoli, la grande ville du nord du Liban. La plupart des 40.000 habitants de Nahr al Bared ont trouvé refuge dans un camp voisin dès les premiers jours de combat.


 Le Fatah al Islam, né l'an dernier de la scission d'un mouvement palestinien soutenu par la Syrie, dit partager l'idéologie d'Al Qaïda, mais n'entretenir aucun lien avec le mouvement d'Oussama ben Laden.

L'armée, avant les combats de dimanche, pensait qu'il ne restait que 35 activistes retranchés dans le camp, qui résistaient farouchement aux forces gouvernementales en dépit d'un intense pilonnage qui a réduit les bâtiments à l'état de ruines.


 Le sort du Palestinien Chaker al Abssi, chef de file du Fatah al Islam, qui compte des combattants libanais, saoudiens et syrien, est également inconnu. Leurs femmes et leurs enfants avaient été évacués le 24 août.

 
 Source : Le Monde

samedi 01 septembre 2007, a 15:22
Le président Lahoud prêt à nommer un gouvernement intérimaire au Liban

  Les observateurs ont noté avec intérêt l’interdiction de la distribution d’un quotidien du Golfe édité au Liban en raison d’un article écrit par un journaliste libanais sur les relations syro-saoudiennes. Cette mesure s’accompagne d’un recul de la polémique entre les responsables des deux pays et leurs alliés respectifs au Liban.

  Un spécialiste des affaires arabes explique que Damas traite le dossier de la froideur qui caractérise ses relations avec certaines capitales arabes avec beaucoup de prudence. La Syrie prend soin de ne pas provoquer une cassure irrémédiable et laisse la porte entrouverte à d’éventuels arrangements. Ainsi, en dépit des grandes facilités politiques et médiatiques accordées par des pays arabes, à l’instigation des États-Unis, à des groupes et des journalistes anti-syriens manipulés par Washington, Damas n’a pas répliqué par des mesures similaires. Pourtant, les opposants aux régimes arabes pro-US sont légion à l’étranger et ne demandent qu’un peu de soutien et d’encouragements pour intensifier leurs actions de protestation. Ces opposants, réprimés dans leur pays, verraient d’un bon œil l’ouverture des espaces médiatiques syriens et arabes plutôt que les tribunes européennes, moins accessibles aux publics de leurs pays respectifs. Mais la Syrie se garde d’envenimer ses relations avec les pays arabes qui lui sont hostiles, afin de ne pas provoquer une rupture totale. Les responsables syriens pensent que les Arabes pro-US finiront pas réaliser que toutes les informations états-uniennes sur l’imminence de la chute du régime ne sont que des illusions. Aussi, se résigneront-ils à normaliser leurs relations avec Damas et cesseront-ils de répondre favorablement aux demandes de Washington d’intensifier les pressions sur la Syrie.

  Ce même spécialiste affirme qu’à moyen terme, les relations entre la Syrie d’un côté, l’Égypte et l’Arabie saoudite de l’autre, vont s’améliorer et des arrangements pourraient être conclus sur les dossiers litigieux. Car l’alternative qui s’offre à la région est le chaos américain dont l’exemple le plus vivant est l’Irak.

 

  Lire l'article en cliquant ici.

jeudi 16 août 2007, a 14:24
Pour diaboliser l’Iran, « Rue 89 » confond crimes pédophiles et homosexualité

LU SUR INTERNET


L’Iran s’apprête à exécuter plusieurs homosexuels
Par Pascal Riché (Rue89)


 Simplement parce qu’ils sont homosexuels, plusieurs hommes pourraient de nouveau être pendus prochainement en Iran. Dans une indifférence internationale quasi générale.


 Mardi, le porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, Alireza Jamshidi, a annoncé la mort "dans les prochaines semaines" de vingt personnes accusées de "crimes immoraux", terme sous lequel le régime amalgame viols, blasphèmes, adultères et homosexualité.


 Une quinzaine des vingt personnes auraient été arrêtées pendant l’opération de "moralisation" engagée par la police en mai dernier dans les quartiers les plus pauvres de Téhéran.

Selon le correspondant de l’agence de presse italienne AKI, Ahmad Rafat, cité par le magazine homosexuel français Têtu, l’accusation de « lavaat » (homosexualité masculine) concernerait six des vingt personnes. La direction de Têtu a alerté le Quai d’Orsay, qui répond que ses services "cherchent à obtenir des précisions".


 Il y a deux ans, à Mashad, deux adolescents avaient été pendus pour homosexualité. L’un était encore mineur. Il y a une semaine encore, dans le nord-ouest du pays, un homme a été lapidé pour adultère. Le chef du pouvoir judiciaire avait pourtant officiellement suspendu la peine de mort par lapidation.


 REMARQUES


 La peine de mort est une barbarie. La falsification d’informations aussi lorsqu’elle prépare l’opinion publique à la barbarie de la guerre.


 1) Contrairement à ce qu’indique la dépêche, aucune des personnes condamnées à mort en Iran ne l’est « simplement parce qu’elle est homosexuelle ».


 2) Ahmad Rafat est un journaliste né en Iran, mais ayant presque toujours vécu en Allemagne et en Italie. Il travaille principalement pour les émissions en persan de Radio Free Europe/Radio Liberty, la station du départment d’État des États-Unis.


 3) Les personnes condamnées à mort le sont pour des crimes pédophiles qui seraient sanctionnés identiquement au Texas par exemple. Dans tous les cas, il s’agit de viols sur mineurs avec violences aggravées.


 4) Les deux jeunes gens suppliciés le 19 juillet 2005 à Mashad, Ayaz

Marhoni et Mahmoud Asgari, l’ont été non pas pour une amourette entre adolescents, mais pour viol en réunion sur un mineur de 13 ans. Cette sentence a été critiquée dans le pays. L’avocate et prix Nobel Shirin Ebadi, par exemple, l’a vivement dénoncée.


 5) L’homme lapidé pour adultère la semaine dernière l’a été par un tribunal local, dans un district sunnite, en violation de la loi fédérale iranienne, laquelle prohibe la lapidation depuis 2002. C’est la première fois depuis le moratoire de 2001 qu’une lapidation est pratiquée et c’est un scandale national. Le ministère fédéral de la Justice est intervenu pour empêcher la lapidation de la femme adultère et a ouvert une enquête qui devrait déboucher sur la sanction des juges locaux. Rappelons que l’Iran est un pays décentralisé où les lois sont appliquées de manière très différentes selon les régions.


 6) La lapidation est une sinistre sanction traditionnelle de certaines régions sunnites. Elle n’existe pas dans le chiisme et n’a donc aucun rapport avec ce que l’on nomme péjorativement le « régime des mollahs » qui y est opposé.


 7) L’auteur de l’article, Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue 89, est ancien correspondant de Libération à Washington. Il est connu pour son blog À l’heure américaine, panégyrique de l’Oncle Sam. Le lecteur l’avait deviné.


 Ce n’est pas la première fois que des rumeurs sont répandues pour stigmatiser l’Iran. Le 25 octobre 2004, l’écrivain français Élisabeth Badinter publiait dans Le Nouvel observateur, un appel, bientôt repris par l’association Ni putes, ni soumises de l’actuelle secrétaire d’État Fadela Amara « pour sauver Jila » : une jeune iranienne de 13 ans condamnée à la lapidation après avoir déjà reçu 55 coups de fouet. Vérifications faites, le ministère français des Affaires étrangères, chargé de transmettre des protestations officielles, avait annoncé lors des points de presse des 9 et 19 novembre 2004 que Madame Badinter se trompait et avait relayé une pure intox.


 Au fait, Élisabeth Badinter continue à administrer l’agence Publicis dont le Pentagone était à l’époque de son appel un des principaux clients. Après la mobilisation ratée des féministes dans la croisade de George W. Bush, voici donc venu le moment d’essayer avec les gays.

 
 Source : 1Voltairenet

mercredi 15 août 2007, a 18:02
Hassan Nasrallah met en garde Israël, un an après la "victoire"

 Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a mis en garde mardisoir Israël contre une nouvelle attaque, dans un discours téléviséretransmis devant ses sympathisants pour célébrer l'anniversaire de la"victoire", un an après le cessez-le-feu du 14 août 2006.


 "Sionistes, si vous pensez attaquer le Liban, je vous réserve une surprise qui changera le cours de la guerre et le destin de la région", a lancé Hassan Nasrallah devant la foule rassemblée dans la banlieue sud chiite de Beyrouth, un des fiefs de son parti.


 "Toute nouvelle guerre contre le Liban vous sera très coûteuse", a-t-il averti. "De la même façon que nous avons gagné en août 2006, je les avertis qu'ici au Liban il y a une résistance, une armée et une population qui refuse l'humiliation et ne craint que Dieu".


 "Nous ne voulons pas la guerre mais nous devons être prêts (...) Comme je vous ai toujours promis la victoire, je vous la promets de nouveau", a dit le chef du Hezbollah en concluant son discours de plus d'une heure.

Le visage d'Hassan Nasrallah, acclamé par une foule d'hommes, de femmes et d'enfants, était apparu sur un écran géant face à la foule rassemblée sur un terrain vague du quartier chiite de Sfeir.


 "Aujourd'hui est le premier anniversaire de la victoire divine", a-t-illancé, avant de remercier "ceux qui se sont tenus à nos côtés contre Israëlet les Etats-Unis, et ont aidé à reconstruire le pays".

Ce discours est le troisième prononcé par Hassan Nasrallah ces dernières semaines, pour célébrer la fin du conflit qui a opposé en juillet et août 2006 Israël aux combattants chiites libanais et provoqué d'énormes dégâts au Liban.


 La foule agitant des nuées de drapeaux jaunes du Hezbollah, encadrée par le puissant service d'ordre du parti chiite, s'était rassemblée aux cris de"Allez Nasrallah, on t'attend Nasrallah".


 50.000 chaises selon les organisateurs, toutes occupées, avaient été installées face à l'écran mais la foule s'étendait aussi aux abords du terrain vague, où d'autres écrans avaient été dressés.


 Le chef du Hezbollah, qui vit dans la clandestinité car menacé de mort par Israël, n'est plus apparu en public depuis le 22 septembre 2006.


 Ce jour-là, une marée humaine l'avait acclamé dans la banlieue sud, en partie détruite par les bombardements israéliens, lorsqu'il avait proclamé la victoire "historique et stratégique" sur Israël.


 "Nous participons à ce rassemblement parce que le Hezbollah est pour nousl'honneur de la nation et l'avenir du pays, il a vaincu Israël et montré queles pauvres et les déshérités sont capables de battre la plus puissantearmée", affirmait Siham Karout, étudiante en sociologie de 22 ans.


 Le conflit entre Israël et le Hezbollah, déclenché le 12 juillet 2006 après la capture par les combattants chiites de deux soldats israéliens à la frontière israélo-libanaise, s'était achevé le 14 août après 34 jours de combats, par une trêve négociée sous les auspices de l'ONU.


 Mais l'Etat hébreu n'était pas parvenu à imposer le désarmement du Hezbollah. La milice chiite a accepté de reprendre ses habits civils mais conserve son arsenal militaire.


 Le Hezbollah est aussi le principal parti d'opposition au Liban, et Hassan Nasrallah a accusé les Etats-Unis "d'intervenir nuit et jour pour empêcher une solution à la crise" politique, qui sévit depuis neuf mois.


 Hassan Nasrallah a affirmé que le Hezbollah avait déboursé 380 millions de dollars en aide d'urgence à la population après le conflit, pour permettre aux sinistrés de se reloger ou de commencer à reconstruire leurs maisons. 28.300 familles ont reçu une assistance, a-t-il ajouté.

Le conflit a fait plus de 1.200 morts au Liban, en majorité civils, et 160 en Israël, pour la plupart des soldats.

 
Source : AFP, 15 Août 2007



mercredi 15 août 2007, a 12:09
L'Effroyable Imposture 2

 Une enquête inédite remettant en cause de nombreuses légendes médiatiques sur le Proche-Orient

 Depuis soixante ans, le Proche-Orient est en guerre ininterrompue. Si toutes les tentatives de paix ont échoué, c’est que les causes réelles du conflit n’ont jamais été clairement exposées.

 Présentée à tort comme une réponse instantanée à l’enlèvement de deux soldats par le Hezbollah, l’offensive israélienne contre le Liban, en juillet-août 2006, est en réalité l’aboutissement d’un plan longuement préparé. Partant de là, l’auteur analyse la loi autorisant le président des États-Unis à attaquer le Liban et la Syrie, l’étrange amitié liant Jacques Chirac au clan Hariri, les ambiguïtés de la résolution 1559, les secrets de l’assassinat de Rafik Hariri. Il révèle les manipulations de l’enquête de l’ONU et l’action des commandos de tueurs du Mossad au Liban.

  Un point de vue totalement nouveau sur la nature des relations entre les États-Unis et Israël

 Revenant sur la nature de l’État d’Israël et sa fonction dans la région, il remet en cause le rôle attribué au mouvement sioniste de Theodor Herzl et dévoile l’action déterminante des leaders politiques évangéliques, en Angleterre et aux États-Unis, pour la création d’un État juif en Palestine.

 Étudiant les plans du Pentagone pour dominer cette région riche en hydrocarbures, il détaille les différentes stratégies qui ont été proposées, celle qui a été choisie pour diviser les populations et démembrer les États, et l’argumentaire du terrorisme islamique qui a été inventé et mis en scène pour la justifier.

 Enfin, poursuivant son enquête, il montre comment les combattants du Hezbollah ont tenu en échec une armée suréquipée grâce à l’aide discrète de la France, de la Russie et de la Chine, et de quelques officiers israéliens résolument antisionistes.

 Pour en savoir plus, cliquez ici. Prix : 21.90EUR

mardi 14 août 2007, a 15:42
14 août 2006, et depuis ?

 C'était il y a un an. Le 14 août 2006, Israël accepte le cessez-le-feu malgré qu'aucun de ses objectifs censés être atteint en une semaine ne soit à peine réalisé. Le Hezbollah ressort vainqueur de la guerre, encore plus fort, en tant que défenseur il a su se préserver et empêcher Israël de créer un no man's land sur tout le sud du Litani. Israël a réussi à détruire le Liban mais le Liban a pu se reconstruire.

 Pire encore, Israël pert son influence dans la région. Quel pays occidental espère encore soutenir un état désormais faible ? Quel intérêt ? Réaliste, le président français Nicolas Sarkozy a envoyé sa femme en Syrie et a laissé Kouchne, ministre des Affaires étrangères, recevoir et aller rencontrer des members du Hezbollah. Les États-Unis cherchent aujourd'hui à rétablir le dialogue perdu avec la Syrie et l'Iran. Reagan est parti sans avoir réalisé 1% de son objectif de Nouveau Moyen-Orient, Bush partira sans avoir réalisé 0,1% de son Nouveau Moyen-Orient.

 Israël va mal, un ans après. Seul solution pour survivre ainsi, c'est-à-dire en état juif refusant de reconnaître les droits les plus fondamentaux des palestiniens et leur égalité avec les juifs en Palestine, est d'empêcher les voisins de prendre sérieusement le dessus.

 Ainsi, depuis un ans, tout va mal au Moyen-Orient. Tout d'abord le soutien d'Israël à un clan palestinien contre l'autre. Les partisans du Fatah ont le droit à leur salaire, pas ceux du Hamas. En juin 2007, c'est la concrétisation de cette politique. À Gaza, un Hamastan, en Cisjordanie, un Fatahland. Deux autorités palestiniennes, parfait pour Israël. En affaiblissant les palestiniens, Israël, et ses alliés, affaiblit leur chance de retrouver l'ensemble de leur droit en tant qu'hommes et en tant que palestiniens un jour.

 Au Liban, on est au bord de la guerre civile. Le principal allié d'Israël, les États-Unis, continuent à travailler pour la destruction du Liban. Même en 1974, un ans avant la guerre civile, on n'avait vu une situation aussi dramatique qu'en 2007, peut-être la veille d'une nouvelle guerre civile en 2008. En septembre 2007, le parlement désignera le nouveau président du Liban, le successeur d'Émile Lahoud. Le Liban risquerait de se retrouver avec deux présidents, deux gouvernements, comme dans l'Autorité palestinienne, et se sera la guerre. Parfait pour Israël.

 Au final, tout ce joue maintenant. Israël a t'elle des chances de subsister en tant qu'état ségrégationiste uniconfessionel ? Ou la paix sera rétablit dans la région et les palestiniens retrouveront leur droit ?

 Rafaël M.  



lundi 13 août 2007, a 16:34
Comment boycotter Israël ?

 Tout d'abord, évitez les produits où l'on peut lire sur le code bar les trois premiers chiffres 729.

 Ensuite, évitez, même si c'est dûr et moi même j'ai du mal, d'acheter les produits suivants : Disney et les produits dérivés, Revlon, Danone et ses filiales comme Evian ou LU, Selfridges, Starbucks, Estée Lauder dont Tommy Hilfiger, Kimberly-Clark dont Kleenex, News Corporation, Marks & Spencer, AOL Time Warner dont AOL, Time et CNN, Johnson & Johnson, Lewis Trust Group Ltd, IBM, Intel, Nokia, L''Oréal, SaraLee, Delta Galil, Coca-Cola, Timberland, Home Depot, Nestle, The Limited Inc, Apax Partner & Co Ltd.

 Bien sûr, se passer de ce genre de produit peut-être délicat, et de toute façon vous ne risquerez sûrement pas de changer quelque chose à la marque, mais symboliquement, refuser, le plus possible du moins, ces produits, suffit.

 Pour en savoir plus, cliquez ici.

 Rafaël M.

lundi 30 juillet 2007, a 22:57
Championnat d'Asie de basket-ball 2007 - 3ème Journée

 Pour voir les résultats et le tableau des matchs, voir le site officiel de la compétition en cliquant ici, ou sur wikipédia en cliquant ici.

 Le Liban assure sa victoire face aux Emirats arabes unis, ainsi que l'Iran face à la Chine. Pour la Syrie et le Koweït c'est terminé et ils devront se disputer au maximum la 9ème place.

 Le match de la journée : Jordanie-Philippines. Match serré, les deux équipes jouaient leur qualification. Et c'est la Jordanie qui s'impose, mené par l'américain d'origine Rasheim Wright, face à une des meilleurs équipes d'Asie historiquement. 18-13 au premier quart pour les Philippines, la Jordanie réduit le score à 35-33 pour les Philippines à la mi-temps, avec nottament un magnifique dunk du joueur philippin vers les dernières secondes. Mais la Jordanie ne se laissent pas faire et bat finalement les Philippines 84-76.

 L'Iran, vainqueur du groupe A avec 3 victoires en 3 matchs rencontrera le Liban, second du groupe B, ainsi que Taiwan et la spectaculaire équipe de Qatar qui a écrasé les autres équipes de son groupe.

 La Jordanie qui termine second du groupe A jouera face à un puissant Japon, pays organisateur, qui a battu l'un des leaders du championnat, le Liban (à noter que l'autre leader, la Chine, qui joue sans Yao Ming et qui est qualifié d'office aux JO, n'a gagné aucun match et est éliminé). Il jouera aussi face au Kazakhstan et à la Corée du Sud.

 Rafaël M.

dimanche 29 juillet 2007, a 16:41
L'Irak champion d'Asie

 L'Irak est allé au bout de l'exploit en battant l'Arabie Saoudite (1-0), dimanche en finale de la Coupe d'Asie à Djakarta. Equipe surprise de la compétition, la sélection moyen-orientale s'est imposée grâce à un unique but du capitaine Younis Mahmoud inscrit à la 72e minute de jeu.

 C'est la première fois que la sélection dirigée par le Brésilien Jorvan Vieira parvient à ce niveau. L'épopée folle a débuté en phase de poule avec un succès contre l'Australie (3-1) et un nul contre Oman (0-0), offrant la première place du groupe. En quart de finale, l'Irak a éliminé le pays co-organisateur, le Viêtnam (2-0) pour entrer dans le dernier carré puis s'est offert la Corée du Sud (0-0, 4 tab 3) en demies.

 A la suite de ce succès, deux attentats se sont succédé à Bagdad et à travers tout le pays, faisant 51 morts et 126 blessés. Ce succès devrait provoquer une nouvelle liesse dans un pays qui doit faire face à une diversité ethnique plombée par des rancoeurs historiques et qui célèbre traditionnellement les victoires sportives en tirant en l'air. La présence des forces policières et militaires est accrue en ville. La circulation automobile en est même interdite jusqu'à lundi matin.

 Source : L'Equipe.fr



dimanche 29 juillet 2007, a 10:37
Liban-Japon

 Résultat : 77-67 pour... le Japon. Après la défaite de la Chine face à la Jordanie, le second leader du championnat est battu par l'équipe qui accueille le championnat, le Japon.

 Le Liban a mené les trois premiers quarts temps. Mais le Japon est revenu pendant tout le quatrième quart temps, grâce sans doute à leur défense. Ayant débuté le match en man to man, c'est à partir du moment où les japonais ont joué en zone 2-1-2 que le match a basculé, avec un grand nombre de balle perdu pour le Liban. De plus, le score est dû à un 7-0 pour le Japon à la dernière minute du match, qui a montré le manque de lucidité de la part du Liban. A noter le match de Beshara, que celui-ci gâche par une faute technique et qui le sort du match. Pareil pour El-Khatib, qui a fait 4 fautes au début du match. Jo Vogel met 5 sur 11 tirs à 3 points. Très bon match côté japonais de Igarashi (bien que 1/5 aux lancers pour un meneur...). Takeuchi et Sakuragi, bien que ce dernier aime les marchers et les simulations, réalisent de bonnes stats avec 15pts, 8rbds et 9pts, 9rbds, 3pds.

 Conclusion : le Liban doit apprendre à attaquer contre une zone.

 Rafaël M.

dimanche 29 juillet 2007, a 08:34
Sports

 En finale de la Coupe d'Asie des nations de football 2007 qui s'est joué en Indonésie, en Malaisie, en Thaïlande et au Viêt Nam, l'Irak affrontera l'Arabie Saoudite, match que l'on peut voir sur Al-Jazeera Sport à 12h35 GMT. L'Irak a battu l'Australie, arrivée un ans plus tôt à la coupe du monde 2006 en huitième de final, 3-1. Avec 0-0 et 1-1 face à Thaïlande et Oman, l'Irak prend quand même la première place du groupe A. En quarts de finale, l'Irak bat 2-0 le Viêt Nam, tandis que l'Iran perd face à la Corée du Sud au penalty. Mais c'est ensuite l'Irak qui bat au penalty la Corée du Sud et accède en finale face à l'équipe d'Arabie Saoudite qui a écrasé tous ses adversaires.

 Au basket, 2ème journée de la coupe d'Asie. Défaite de la Syrie et du Koweït. Le match Liban-Japon est retransmis à 7h45 GMT sur Al-Jazeera Sport.

 Rafaël M.



samedi 28 juillet 2007, a 16:56
Kouchner craint une guerre civile au Liban faute de dialogue

 Le Liban risque de connaître de nouveaux affrontements enter factions si la crise politique que traverse le pays n'est pas résolue rapidement par le dialogue, estime Bernard Kouchner.

 Le ministre français des Affaires étrangères a déclaré avoir progressé dans ses rencontres avec les dirigeants libanais, à l'occasion de sa visite de trois jours à Beyrouth, destinée à mettre un terme à la crise entre le gouvernement pro-occidental du Premier ministre Fouad Siniora et l'opposition, menée par le Hezbollah.


 "Mais ça ne veut pas dire que tout est réglé. Loin de là", a tempéré Kouchner, s'adressant à la presse après avoir rencontré le président du parlement Nabih Berri, l'un des chefs de file de l'opposition considéré comme proche de la Syrie.


 "Si les Libanais ne reprennent pas ce dialogue essentiel, il y aura, malheureusement, de nouveaux affrontements."


 Kouchner s'est également à nouveau entretenu avec Fouad Siniora. Il avait déjà rencontré Berri et Siniora vendredi, après son arrivée.

Kouchner tente de recréer les conditions du dialogue entre les dirigeants libanais, dont les représentants se sont rencontrés début juillet près de Paris pour des pourparlers préliminaires.


 De source politique libanaise, on attend peu de cette visite, en raison de la complexité de la crise et de l'influence de puissances étrangères comme la Syrie, l'Iran et les Etats-Unis sur les acteurs locaux.


 Source : Reuters, Beyrouth

samedi 28 juillet 2007, a 16:18
Championnat d'Asie de basket-ball 2007 - 1er Journée

 Pour voir les résultats, cliquez ici.

 Dans le Groupe A, la Jordanie affrontait la Chine et l'Iran affrontait les Philippines. Résultat : l'Iran bat les Philippines 75-69, et surtout, la Jordanie bat la 1ère équipe d'Asie, la Chine, bien que sans leur géant Yao Ming, 78-65. Wright pour la Jordanie inscrit 31 points, ce qui fait de lui le deuxième au classement des points derrière le syrien Michael George Madanly qui met 37pts, 11rbds et 2pds, insuffisant pour battre Taiwan 66-90 dans le Groupe D. Abbaas, pour la Jordanie, réalise une spectaculaire performance avec 17 rebonds qui le place premier au classement des rebonds.

 Dans le Groupe B, deux équipes du Moyen-Orient s'affrontent. Mais le vainqueur est incontestablement le Liban 104-59 contre le Koweït avec un Vogel à 26pts et 13rbds.

 Rafaël M.